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Ultra trail de la Côte-d’Or

Une édition éprouvante... pour une course référence...

Désolé par avance, fidèle lecteur, si je suis un peu trop long, mais environ 15h de course sur un si joli parcours, complété d’un mental qui passe par beaucoup d’états, oblige à être un peu bavard...

Ensuite, si tu es vraiment pressé, tu peux toujours couper à travers bois et te retrouver vers la ligne d’arrivée en cliquant ici Sourire


2° édition, 2° participation à cette course dans la région de mon enfance.

Cette épreuve aura gagné en 1 an :
- 20km
- 600m de D+
Soit donc 105km pour 3600m de D+.
De quoi bien souffrir dans les combes - particularité amusante - de fin de parcours avec ce bonus.

Cette épreuve est pour moi la dernière course de préparation à la Montagn’Hard (113km et 9000m de D+).
J’aurai alors augmenté progressivement la distance.
Ainsi depuis le début de l’année, quelques courses m’ont permis de ponctuer ma préparation, n’ayant pas trop de temps pour un entrainement relativement correct.

2 trails de 20/25km, 300 à 700m de D+
2 trails de 40km, 2000m de D+
2 trails de 50/55km, 2000 à 2500m de D+
Et donc l’UTCO où je vais tester le foncier, le mental, le matos, etc... Sauf l’altitude...

De très bonnes sensations depuis le Nivolet Revard, et pas de douleurs particulières, me permettent de penser plaisir avant tout.

C’est donc en confiance que j’aborde ces 105km.
Malgré l’objectif majeur dans 5 semaines, je me fixe un objectif un peu ambitieux autour de 14h (12h45 l’an dernier pour 87km et avec un genou perturbateur), et j’imagine un classement vers le milieu de tableau (ce qui est plutôt pour moi une bonne place dans ce genre d’épreuve). Ça, c’est pour le côté chiffré.

Fulgurex, aligné comme moi sur le 105, puis sur la Montagn’Hard, fait la bonne blague de chuter à vélo. Clavicule en vrac...
Au début j’ai cru à une plaisanterie mais non ! Ben voilà qu’il me laisse tomber, il avait senti que ce serait très dur Sourire. Mais il va vite se rétablir...

Arrivé en famille le vendredi soir, comme l’an dernier, la soirée se sera résumée à boucler mes affaires, à manger quelques pâtes, et à (essayer de) me coucher tôt, pour un lever vers minuit. 1h de sommeil finalement... Mais je m’y attendais.

Le départ des bus a lieu à Marsannay à 2h.
Je retrouve alors Le Loup dont je fais connaissance, ainsi que Nestor77. Puis Kevin99 avec qui j’avais crapahuté au Nivolet Revard.

Après 1h de trajet, à essayer de somnoler un peu, nous voilà à Chagny.
Où là, je retrouve aussi a_nne, djapouille et toto38.

Derniers préparatifs dans la salle

et, après les quelques consignes de l’organisation, nous nous élançons vers 4h10 du matin, à la frontale, dans les rues désertes de Chagny...

départ
Je ne m’embarrasse pas de bâtons cette année, on verra quand les combes seront là...
Ayant prévu d’envoyer un SMS à chaque ravito à mes proches, je joins aussi l’ami Fulgu dans la liste (c’est pour que son bras valide ne s’endorme pas...)

Chagny - Pommard (km25, 2h30 de course)

Nous partons ensemble, relais et individuels. Donc attention à ne pas suivre les relais déjà...
Après les 5 premiers km de traversée de Chagny, puis dans les vignes, nous nous élevons vers les hauteurs à travers les sentiers caillouteux.
Des souvenirs de l’édition de l’an dernier me reviennent. Je vais pouvoir "comparer" : "ah là, c’est nouveau", "mais oui, je me souviens de cette partie", "attention, je me rappelle vaguement que maintenant ça va être pénible", etc... Ça occupe l’esprit en même temps...
Et puis connaitre une grande partie du parcours, ça représente un léger avantage quand même.

Très vite, le ruban des coureurs s’étire. Je chemine avec seulement 3 ou 4 concurrents.
Des singles, des grimpettes parfois un petit poil technique, le ton est donné...
Un coup d’œil sur le cardio : 160 ! Nickel, étonnamment, il ne bouge quasiment pas (en plus 160, c’est ce que m’a conseillé mon cardiologue dernièrement, au vu de mon test d’effort...).
Une moyenne horaire autour de 9.5 km/h. Ça reste relativement "roulant" pour l’instant...

Je suis bien, j’en profite pour faire quelques photos.

avant Pommard : ça monte plus loin

village1

Le jour commence à pointer et les vignes sont magnifiques (qu’est-ce que ça serait si ce trail avait lieu à l’automne...).

leverBientôt le rangement de la frontale

Me voilà ainsi à Pommard au bout de 25km. Il est 6h40.

Pommard
Pas grand monde au ravito, c’est très intimiste... Quelques relais. Par contre, il y a plus de "choses" sur la table que l’an dernier. Je remplis la poche à eau. Puis un coca, une banane. Et je repars en marchant. Je suis resté à peine 5 minutes.

Pommard - Savigny (km32, 3h20 de course)

Je navigue encore un peu dans les vignes. Ça court, ça court.
Je vois alors Le Loup au loin que j’identifie avec son bob. Mais il s’éloigne de moi à l’approche du sentier qui s’élève vers les hautes côtes. Nous attaquons maintenant "l’arrière pays".

Je double une féminine, puis quelques km plus loin, arrive à la hauteur d’une autre fille, Amandine, qui m’interpelle et me demande si j’ai doublé d’autres concurrentes. Elle cherche à se positionner visiblement.
Après quelques échanges, je la laisse en continuant devant après s’être mutuellement souhaité bonne course, mais j’ai bien vu dans ses yeux que cette nana-là, elle joue la gagne...Langue tirée

Je rattrape ensuite une 3° féminine juste avant Savigny, où se trouve le point d’eau.
Un coca, pas de remplissage de la poche. Je me dis tenir jusqu’à Changey.
La moyenne horaire reste à 9.5km/h. Le cardio à 160. Tout roule...

Savigny - Changey (km47, 5h05 de course)

Il ne fait pas encore trop chaud, quelques nuages dans le ciel me font espérer - à tort - des températures plus clémentes pour la journée.
A nouveau au loin, "mon" Loup. Plusieurs fois je suis sur le point d’être à sa hauteur, et puis il repart. Notamment dans ce long faux plat dans le bois.

Cette portion, alternant bois et champ, me paraît interminable. Des morceaux ont été rajoutés par rapport à l’an dernier.
On se sent toujours en train de courir (bon, je ne suis pas obligé, c’est ça ?). L’allure cependant baisse un peu. Je me trouve dans le dur.....

Amandine me dépasse au niveau d’un long chemin dans un champ, elle a déjà dépassé les autres féminines. Elle dépasse ensuite le concurrent qui m’a doublé il y a quelques minutes.
Visiblement elle ne se pose plus de question. Je ne la reverrai pas, elle s’envolera vers la victoire (1°F)...

Je me retrouve ensuite seul (comme souvent sur le parcours).

A l’instar de celui de Pommard, le ravito de Changey est en haut d’une côte, mais il faut d’abord descendre dans le village. Merci les genoux sur le bitume.
La montée permet de marcher avant de s’arrêter, et ainsi de "stabiliser" l’estomac Langue tirée

Je retrouve alors Le Loup, pas la grande patate. Il repart aussitôt.
Pour ma part, je remplis la poche à eau, puis coca + banane + tuc. Ça va mieux que tout à l’heure.
Ici aussi se fait l’échange des relais.

Changey - Segrois (km62, 7h18 de course)

Sur cette portion se trouve la principale rallonge de parcours : dans les bois d’Arcenant.
Une partie plutôt monotone, et qui parait ... longue. Je suis toujours tout seul.

Et puis qui vois-je au loin ? Le Loup, en mode marche. Je le rejoins.
Je lui aurais bien proposé de cheminer ensemble mais ses pieds se sont pas du même avis, il compte s’arrêter.
Je n’insiste pas. Quand le physique n’a pas envie... Je continue.

J’attends avec impatience la "raccroche" avec le parcours de la 1° édition, et me souviens de l’endroit où j’avais méchamment jardiné (cause loupé une balise).

Tiens ! Puisqu’on en parle, j’y pense tellement fortement que je commence... à m’engager sur le mauvais chemin... Au MÊME endroit que l’an dernier.
Allez, faut que je prenne une photo cette fois-ci. Cette partie me maudit...

jardinagePar 2 fois, le chemin à droite !
Pourtant, le parcours est bien indiqué CETTE année...

Au sortir du bois, un peu de vignes et je trouve le ravito eau. Je l’attendais à Segrois, bon. Il est au 62° km, un peu avant.
La chaleur devient pesante. Je préfère refaire le plein de la poche. Morey se trouve à 20km.

Ne voyant que peu de coureurs, et plus souvent des relais, j’ose demander pour la 1° fois combien d’individuels sont passés.
Le signaleur m’annonce 2 ou 3, et là il voit bien que je ne le crois pas Incertain
Il se reprend alors pour avancer timidement "une dizaine". Ouais, bon. Merci. Je ne suis pas plus avancé, ce n’est pas vraiment ma place...

Segrois - Morey Saint Denis (km80, 10h30 de course)

Pas convaincu du truc, je repars donc sous le soleil.

Une longue portion plane dans un pré, à découvert en direction de l’Etang Vergy et Reuille Vergy.
Les 2 coureurs au loin s’éloignent encore plus. Ça court vite ici, je ne pense alors pas que ce sont peut-être des relais...
Le soleil tape fort.

Nouveauté là aussi, on ne grimpe plus sur le plateau à Segrois, mais on grenouille çà travers les 2 villages précités, pour grimper seulement après.
Mais je n’avais pas vu qu’avant cela, il y a aussi une forte montée autour de l’Etang Vergy, qui permet ensuite d’admirer un joli panorama avec tables d’orientation.
Un méchant coup au moral car j’attendais avec impatience le chemin forestier, synonyme de crête et du "basculement" vers l’autre versant (celui des combes !).

En attendant, je peux toujours admirer la vue dégagée à plusieurs endroits.

table1Vers l’Est

table2Vers le Nord

Ce chemin forestier aura été difficile à atteindre, un débalisage sauvage ayant contraint nombre de coureurs à faire quelques bornes supplémentaires.
Pour ma part, j’ai eu plus de chance. Le parcours chargé sur la montre, je me fie aux indications pour ne pas hésiter trop longtemps. Surtout que je suis - encore - bien seul.
Là je marche, je grenouille, j’échange des SMS. Déjà que ma moyenne horaire chutait, ça n’est pas en train de s’arranger Déçu

Le chemin forestier retrouvé, je croise alors l’organisateur, un peu en colère, et en train de remettre de l’ordre. Il me dit que certains ont dû faire 5km de plus (donc en effet, je m’en sors pas trop mal !).
Sur la longue ligne droite, une féminine me dépasse (l’organisateur l’annonce 3° - elle arrivera 2° en fait).

Ensuite le "basculement" vers l’autre versant, permettant d’avoir progressivement une jolie vue sur la plaine côté Est, les vignes au loin.
A nouveau je chemine sur de longues portions, souvent en plein soleil, et voit encore au loin "ma" féminine qui déroule. Je sens mes jambes raides, un cardio qui curieusement a baissé (une bonne nouvelle, pas de cardio qui s’emballe sur cette course).

Une traversée de vignes dans les hautes côtes, et nous attaquons alors le plat de résistance : la succession de 7 (8 ?) combes qui là vont vraiment faire chuter la vitesse moyenne...
L’heure de vérité pour les jambes, au bout de 70km !
A priori la fin de parcours ne change pas ou peu, je vais donc essayer de me souvenir et de compter, tel le bagnard, les difficultés qui me séparent de l’arrivée.

3 combes avant d’arriver à Morey Langue tirée
La réserve d’eau est vite descendue, je dois donc faire attention.
Autant les descentes se passent bien, autant les montées donnent vite soif. Et que c’est difficile pour les jambes, surtout sans bâtons ! Mais faut faire avec....

Ah, le passage du laminoir, que j’avais effectué l’an dernier avec les bâtons dans une main, la corde dans l’autre. Là, je vais apprécier la grimpette. Mais que c’est dur pour les jambes !

laminoir1Ca commence ici

laminoir2Ca continue là

laminoir3Et puis plus loin, plus loin, ça se termine... en haut

Mais ça vaut le détour non pour ça, non ?

cretes

J’arrive enfin au dernier ravito complet à Morey, au moment où la féminine le quitte. On se salue de la main Sourire
Depuis quelques kilomètres, je me traine à nouveau dans le dur, les jambes ne vont plus très bien, j’ai un peu froid, limite déshydratation malgré une prise de boisson régulière... Déçu.
Je décide alors de m’arrêter au moins 15 minutes ici (alors que les autres arrêts ont plutôt été de l’ordre de 5 minutes). J’aurais du mal à continuer dans ces conditions sinon.
J’en suis donc à 10h30 de course.
Le plein de la poche, coca + eau + banane + tuc. Je me refais un peu.

Quel plaisir aussi de retrouver du monde, ainsi que quelques concurrents, car plusieurs arrivent derrière moi. Ils ont l’air aussi épuisés mais certains repartent très vite...

Le 1/4 d’heure passé, allez, il faut y aller. Non sans remercier ces sympathiques bénévoles, aux petits soins avec nous, et avec le sourire.
Merci encore à vous Cool

Morey Saint Denis - Couchey (km93, 13h05 de course)

Allez, plus que 25km. Et en temps ? 3 heures ? 4 heures ? Je ne préfère pas raisonner en temps.
L’enchainement des combes se poursuit, avec entre chacune, un peu de plat, de la relance, ...

combe1Allez, encore une montée sèche...

combe2Ce n’est pas compliqué
1. Il faut descendre juste devant, là
2. Pour aller où ?
3. En face là-haut ! Tu vois ?????

Ça devient très dur. Quelques relais seulement me dépassent, vraiment l’impression d’être seul au monde...Embarrassé

Bien qu’un peu requinqué au ravito, je suis toujours en souffrance, les montées font très mal (à 1 km/h et encore...). Avec même sur l’une d’entre elles, à me demander si je vais arriver en haut. Pas loin de me dire que je m’arrête en haut Criant
Ce qui m’a aidé mentalement, c’est que par 3 fois je pensais que c’était la dernière avant d’arriver au point d’eau : cela vaut mieux ainsi...

J’arrive à Couchey avec 2 autres concurrents qui m’auront rattrapé. Tiens ! La féminine repart tout juste (comme au ravito précédent).
Là un signaleur fait le comptage. Ah oui tiens, je n’ai rien demandé depuis Segrois...
Alors ? Je suis 17°. Pardon ?!?!?! Surpris ........ Sur 167 concurrents !!!

Je me rends compte alors :

Que cette course est en train de (et va) faire du dégât !
Qu’étant très souvent seul, et sans repère, j’étais loin de m’imaginer là (je n’ai pas vraiment cru le bénévole à Segrois, il n’avait pas l’air sur de lui). Et puis il y avait encore de la route...
Que finalement je suis plutôt bien placé... sans vraiment le vouloir...

Et là... ça turbine Rigolant
Pour moi, c’est déjà une perf. Alors pourquoi ne pas la tenir jusqu’au bout. Oui mais l’objectif, c’est dans 5 semaines !
Finalement, heureusement qu’on me l’annonce que maintenant... C’est plus raisonnable...

Je prends le temps de remplir la poche, de me poser 5 minutes, de prendre un gel coup de fouet, d’envoyer un SMS pour communiquer cette nouvelle et mon heure prévue d’arrivée : à 19 heures ? De discuter un peu avec les signaleurs sur place, très sympa. On évoque la Montagn’Hard...
D’autre part je pensais qu’il n’y aurait plus de combes, et bien non me dit ce monsieur ! Donc ne pas s’emballer hein !

Couchey - Marsannay (km105, 14h49 de course)

Je repars, il reste 12km. Avec 1 ou 2 combes.
Je ne tiendrai pas les 14 heures estimées, par contre pour la place, si objectif il y avait, il est largement atteint (déjà être dans le top 30, je n’aurais rien à dire, donc on peut encore me dépasser un peu ? Hummmm.... Difficile pour un esprit de compétiteur...)

Du coup, dans ma tête ça va mieux. Les jambes vont encore suivre.
Il va falloir préparer l’arrivée, que j’avais fait l’an dernier avec mes enfants.

SMS : Fulgu m’annonce qu’il m’attend avec Mame et jupette, sympa les copains !
Autre SMS : Mes proches sont déjà sur place.

Allez, ne pas se blesser. Gérer au mieux les dernières combes. Ne pas penser au temps qui passe. Je me mets en mode gestion, j’essaie de me vider la tête Langue tirée.

Je dépasse un concurrent sur une ligne droite, puis la féminine croisée aux 2 ravitos précédents dans ce que je crois - une fois de plus - la dernière descente, où je me lâche un peu (marre de glisser alors je dessers le frein...grrrrr).
En bas, mince ! Ça remonte un peu pour la der des der. Mais elle ne me rattrapera finalement pas.

Après l’ultime montée, je reconnais enfin le chemin qui descend, un salut aux pompiers qui se trouvent par là, puis le final en fond de combe.
Un long sentier qui est censé me mener à la sortie du bois, avant d’arriver à Marsannay par les vignes.

Alors, je cours, je cours, personne devant, personne derrière. Je file vers l’arrivée !

Tiens, je vois un tee-shirt rose au loin ! Mais c’est Annick qui vient à ma rencontre ! Grandiose, on va finir ensemble...SourireSourire
Elle me dit qu’elle vient de mettre 1/4h pour arriver là (à son rythme, pas le mien au bout de 100 bornes).
Super ça ! Les loulous sont pas loin de la ligne SourireSourireSourireSourire (ben oui, faut en mettre 4 !)

Ça me booste et en même temps, les jambes ont l’impression d’avoir tout donné. J’ai du mal à la suivre.
Une dernière côte (la vache ! terrible celle-là ! il ne me semblait pas qu’elle y était l’an dernier ! Criant).
Mais le mental, le final, ... un régal...

UN FINAL ÉPOUSTOUFLANT

Nous débouchons, non une bouteille..., mais dans les dernières vignes, avec les encouragements des spectateurs !
Nous doublons encore un concurrent qui marche, c’est un solo qui n’avance plus ! Je l’encourage, allez !

En bas des vignes, j’arrive à la hauteur des mes 4 gones.
Les 2 petits vont me suivre avec Annick, pendant qu’un plus grand filme, quelle organisation !

La dernière ligne droite est magique...

ligne
Je sais pourquoi je cours ! Merci à vous...

Nous passons la ligne à 18h58 (!)... moi au bout de 14h49 d’effort, laminé, les jambes en coton.
Mais dans un improbable top 20...
Quelques photos pour ma maman (hé, tu ne fais pas comme l’an dernier !).

Fulgurex, Mame (qui a fait le 47 en mangeant des caramels mous Clin d’œil) et Jupette sont là aussi. Merci à vous.

Je reste un moment dans mon nuage, un peu vasouilleux, à réaliser que c’est - enfin - terminé.

Pas frais le mec... Mais il arrive encore à voir l’objectif

Avec Mame...

Ça fait du bien de pouvoir d’assoir...
Mais je ne sais pas si je pourrais me lever...

EN GUISE DE BILAN...

Cette journée aura été l’occasion de vivre beaucoup d’émotions d’un ultra... avec la (GROSSE) cerise sur le gâteau, une arrivée en compagnie de mes proches.
Une édition éprouvante, avec cette chaleur, mais au combien superbe !
Je pense avoir réussi à travailler ce mental qui aura fait des hauts et des bas. Et souvent, quand il était en bas, j’arrivais à me convaincre que dans 1/2h ça irait mieux (faudrait que ça marche pour la Montagn’Hard ce truc-là...Langue tirée).

Que je dépasse un peu mon objectif de temps, ça me parait tout à fait normal vu les conditions.
Mais que dire du classement ??? Je ne réalise pas vraiment. N’ayant pas eu vraiment de repère sur la course, je la faisais à mon rythme et sans penser à une quelconque place. Heureusement que je n’ai réalisé qu’à la fin...
Cet UTCO aurait pu être mon objectif majeur que je n’aurais probablement pas fait mieux ? Sans prétention aucune, des fois je me demande...

Merci d’abord à ma petite famille, avec qui j’ai pu vivre ce final magnifique (dont les derniers km couru avec ma chérie, venue me chercher...) Sourire

Merci à ceux qui m’ont encouragé...

Bravo à tous les kikous, finishers ou non.

Merci aux bénévoles, toujours disponibles. Des signaleurs profitaient de certains endroits pour pique-niquer en famille, très cool, un contraste avec ces forçats de la course et de la chaleur. Mais un moment d’échange parfois.

Une organisation qui reste très conviviale.
Au risque de me répéter comme l’an dernier, c’est un trail qui a vraiment sa place, très technique sur la fin pour moi, mais avec de superbes paysages bourguignons.

Place maintenant à une sérieuse récupération car je ne pensais pas arriver si éprouvé pour une course de prépa.
L’objectif de ces 6 mois de montée progressive arrive 5 semaines après Langue tirée... avec la Montagn’Hard (113km et 9000m de D+). L’enchainement va être chaud...

Pour tout ça, cher lecteur, ce que j’ai vécu ce jour va rester gravé, et cette course devenir une référence pour moi...

EN CHIFFRES...

105 km, 3600m D+

Départ 4h10, arrivée 19h

Temps chaud et ensoleillé

167 partants

84 arrivants

18° place en 14h48. Moyenne 7km/h.

Partenaires du club
Saône Mont dâ€â„¢Or Nature - Ancienne Caserne - rue du Lavoir - 69270 Saint Romain au Mont Dâ€â„¢or Tél. : 06.45.74.34.37 / contact@saone-mont-dor-nature.com