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Le NIVOLET-REVARD

Récit Thierry G.

C’était juste gras... avant l’orage...

Ce samedi, veille de présidentielle, me voilà du côté d’Aix-les-Bains.

J’attaque - 3 semaines après le Trail du Beaujolais - le Nivolet Revard. Un trail de 51km pour 2700m de D+ annoncé. On monte à 1500m, ce qui sera le plus haut dans ma prépa Montagn’Hard. On fera avec...

J’ai plutôt bien récupéré après les 57km faits sous une pluie battante dans le Beaujolais.

On annonce d’ailleurs, depuis quelques jours, une météo pas vraiment folichonne. Je crois que je vais devoir remettre le couvert, ou plutôt la "goretex".

Arrivé dès le vendredi soir dans la place, chez un ami, Olivier qui s’est aligné sur le Malpassant (26 km). Il habite à 10 minutes du départ de la course, pratique ça !
Le temps est maussade, ce qui ne va pas arranger le terrain, déjà rendu gras par la fonte des neiges. Neige que l’on est censé trouver sur les hauteurs.
Par ailleurs, lors des derniers préparatifs, je m’aperçois que ma montre GPS ne veut plus s’allumer (je l’avais pourtant chargée, et je n’ai pas pris le chargeur). Tant pis, je ferai aux sensations, avec ma montre "de ville" et donc uniquement au temps. J’aurai de toute façon le profil pour garder en tête les principaux points kilométriques.

Au matin du samedi, le ciel n’est pas si couvert que prévu. Une belle journée s’annonce ?
Arrivé dans la salle, je croise badgone, puis paspeur et madame dont je fais la connaissance.
Patrick du club est arrivé direct de Lyon.

Le départ est retardé de 30 minutes, TOUS les concurrents n’ayant pas eu le temps de passer au contrôle (du matos obligatoire).
Le speaker annonce 720 personnes au départ du 51 kilomètres.

Je laisse Olivier en nous souhaitant bonne chance pour nos courses respectives et retrouve Patrick dans le sas de départ.

Et c’est PARTI !

Je suis dans la 2ème moitié du peloton.
On attaque d’entrée par une jolie montée bitumeuse pour sortir de Voglans, en direction de Mery.
Je suis (du verbe suivre...) une féminine, dossard 443 (elle l’a dans le dos, facile). J’apprendrai plus tard que c’est une "locale" de l’étape. Nous ferons du yoyo sur toute la course.

J’ai choisi de prendre les bâtons, pour la 1ère fois cette saison.

Rapidement, nous attaquons la montée en direction du Malpassant.
Et hop, sortie des bâtons !
Nous empruntons quelques singles, et comme il y a du monde... ça bouchonne...
A la queue leu leu, pour atteindre le Malpassant...
Je suis bien, pas de souci. Au moins je ne me mets pas dans le rouge et monte en rythme.

Une petite descente où je peux me lâcher un peu, et nous arrivons au 1er ravito à Pragondan.
Banane + orange, je ne traine pas. Car 2 montées sont au programme pour atteindre la Croix du Nivolet.

Autant la première se passe bien, avec redescente pour admirer la magnifique cascade de la Doriaz,

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autant la seconde... devient plus difficile pour les jambes.
J’ai l’impression d’être déjà dans le dur de la course ! Les pas se font moins agiles...

Arrivé au col de la Doriaz, un panneau indique "Croix du Nivolet : 1h35" et on annonce encore 400m de D+. Quoi ? Je me rassure, le temps annoncé est à allure rando (quoique cette montée...). Cette dernière partie, moins raide, relance un peu les jambes, je vais mieux.

J’atteins enfin la Croix du Nivolet en 3h15.

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Je sens que ça va être dur de la jouer entre 6 et 7h, nigaud que je suis. Au vu du D+ déjà fait, j’espère avoir les jambes encore alertes pour envoyer un peu dans les descentes en direction du retour (après le Nivolet).

En tout cas, je profite de l’instant présent. De magnifiques paysages et une envie de rester pour contempler.

Mais le petit vent frais et le chrono qui tourne m’oblige à ne pas m’attarder.

Allez, direction la Féclaz par les crêtes et le Sire.
La neige n’a pas fondu ici, quelques petites glissages sur les pieds dans les descentes. Attention à la chute !

Au bout de 4h de course, me voilà à la Féclaz : c’est le 2° ravito.

"Ma" féminine arrive quelque peu après.

Et là. Qui m’interpelle ? Christophe, un ami traileur et néanmoins lyonnais.
Je ne l’avais pas vu au départ, et bien c’est chose faite.
Lui repart quand j’arrive.
On échange quand même quelques mots. Peut-être le rattraperai-je avant la fin ?

En attendant, je prends le temps : remplissage de la poche à eau, banane, orange, coca, eau pétillante. Attention à ne pas se goinfrer.
Je repars en même temps que la féminine 443.

Il n’y plus trop de montée pour arriver au Revard.
Par contre, les skis de fond auraient été les bienvenus puisque les pistes sont par endroits encore bien là.
Il faut juste suivre la trace... de boue laissée par les précédents concurrents.

Juste avant d’arriver au Revard, je reconnais le coin, étant venu skier il y a 2 ans.
Une dernière montée et nous voilà au sommet. Cela fait 5h que je suis parti.
Rester dans les 7h commence à être utopique.

Je prend à nouveau quelques photos pendant que mme 443 me dépasse.

F. Antolinos est arrivé depuis 1/2h. Sur une autre planète... une autre course...

Je reste moins de temps qu’à la Croix du Nivolet.
Et amorce la redescente jusqu’au col du Pertuiset, avant d’entamer une bonne descente technique puis boueuse.

Là je me régale et reprend quelques concurrents (dont "ma" féminine). J’arrive à me lâcher, pas de crampes, encore de bonnes jambes. Va falloir faire jouer le chrono !

Un kikou me dépasse sur une partie plane : je fais ainsi connaissance avec Kevin99, avec qui j’échange quelques mots.

A nouveau une descente dans un chemin gras, et je passe encore des concurrents. Puis Kevin99 que j’encourage.

3ème ravito aux Mentens : 6h15 de course.
Il reste alors 11km.

Pour les 7h, c’est râpé
Si je veux cependant me lâcher dans ces derniers kilomètres : une petite révision s’impose.
Un gel, orange + banane, coca. 1 vidange....

Et c’est reparti, en marchant d’abord puis en reprenant la course.
Je retrouve Kevin99 que je dépasse à nouveau. Mais il n’est pas loin derrière moi.

Il reste 250m de D+, qui seront en fait une succession de petites montées/descentes bien cassantes.
Les bâtons ne sont donc pas à ranger tout de suite.

Le ciel devient de plus en plus menaçant et le tonnerre se fait entendre.
Arriverais-je avant la pluie ?? Une petite source de motivation supplémentaire...

A Méry, je découvre un ciel noir sur Chambéry.
Ça devient sérieux.

L’orage éclate alors entre Méry et Voglans.

J’accélère le pas, il n’y a plus de difficultés maintenant, il faut juste rentrer avant d’être trop trempé.
Je choisis de ne pas sortir la "goretex" : bah, il reste 4/5km. Ça devrait le faire.

Sauf que ...
- 5km, finalement c’est long
- La pluie redouble.
- Et le plus dur, c’est de courir dans les "torrents" qui se forment, dans la boue.

Tiens en parlant de boue : au niveau d’un pré, ça devient ubuesque : à droite la clôture, à gauche le champ encore plus boueux...
Bon, tant pis, ce sera tout droit et floc_les_chaussures jusqu’aux chevilles !

Le restant de bitume et sentiers se fera avec un joli floc-floc au niveau de la foulée, empêchant de se lâcher sur la fin.
Ce que j’essaie de faire quand même dans la dernière descente, à la faveur d’une accélération collective de concurrents proches (curieux que nous soyons tous pressés par ici ).

Enfin, je passe sous l’arche en un petit peu moins de 7h30.
J’aurais été plus vite, j’aurais pu éviter ce déluge.

Kévin99 arrive 1 minute après.

Puis Patrick une dizaine de minutes plus tard.

Un coup de fil à Olivier pour qu’il vienne me chercher depuis chez lui.
Je retrouve aussi Christophe, en grand forme et que je n’aurai pas réussi à rattraper.

Cette longue matinée se termine par une tartiflette qui fait du bien au ventre, et où je retrouve mes kikous, même pas trempés (hein Martine et toto38 ?).

Une bonne douche, suivie d’une délicieuse bière de Bruges chez Olivier, lanceront la récupération, avant de reprendre la route vers Lyon.

En résumé


Une bien belle épreuve, avec une organisation vraiment excellente, bravo ! On sent le métier au bout de la 10ème année...
Le parcours, avec ce concentré de D+ sur le premier tiers, nécessite de ne pas se griller d’entrée, mais quelle récompense par la vue superbe sur le lac du Bourget et ses environs !

Pour ma part, je m’attendais à un meilleur chrono... mais je reconnais ma naïveté sur ce coup-là.
C’était aussi sans compter avec le D+ à encaisser dès le départ (je ne regrette pas mes bâtons), je vois ainsi mes insuffisances dans ce type de trail... mais en même temps, je ne suis guère "montagnard" (vo2max à l’appui ).

Ravi d’avoir vu ou revu quelques kikous.
Et un grand merci à tous les bénévoles.
Place à la récup, dans 4 semaines je double la distance en Côte d’Or...

Un bon moment de trail dans les Bauges. Je reviendrai, c’est sûr.

Partenaires du club
Saône Mont dâ€â„¢Or Nature - Ancienne Caserne - rue du Lavoir - 69270 Saint Romain au Mont Dâ€â„¢or Tél. : 06.45.74.34.37 / contact@saone-mont-dor-nature.com